Le pickleball envahit le Québec et tout le monde capote

C’était le sport des retraités floridiens. En 2026, le pickleball est devenu le sport qui connaît la plus forte croissance…
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C’était le sport des retraités floridiens. En 2026, le pickleball est devenu le sport qui connaît la plus forte croissance au Québec — toutes catégories confondues. Les terrains se multiplient, les ligues débordent, et les municipalités n’arrivent pas à construire assez de courts pour répondre à la demande. Comment un sport au nom ridicule a conquis la Belle Province ?

Pickleball Québec rapporte une croissance de 40 % du nombre de joueurs inscrits par année depuis 2022. On estime maintenant à plus de 300 000 le nombre de Québécois qui jouent au pickleball de façon régulière — c’est plus que le tennis. À Montréal seule, plus de 50 nouveaux terrains ont été aménagés en 2025, et les centres dédiés comme PickleMTL affichent complet en permanence. Comme on en parlait dans L’alimentation anti-inflammatoire : le régime dont tout le monde parle au Québec, c’est un phénomène qu’on ne peut plus ignorer.

Pourquoi ça marche

Le pickleball coche toutes les cases. C’est facile à apprendre — la plupart des débutants peuvent jouer un vrai match dès leur première session. Le terrain est plus petit qu’un court de tennis, donc moins de course. La raquette est plus légère, la balle est trouée et plus lente, ce qui donne plus de temps pour réagir. Et surtout, c’est social. Le format en double est le plus populaire, et l’ambiance sur les courts est conviviale — on se parle, on rit, on se challenge sans que ça devienne stressant.

L’aspect intergénérationnel est aussi un facteur. C’est l’un des rares sports où un joueur de 25 ans peut affronter un joueur de 65 ans et avoir un match compétitif. Les capacités physiques comptent moins que le placement, la stratégie et les réflexes. Ça en fait un sport parfait pour les familles et les groupes d’âges mixtes. Le côté santé est abordé dans Le CF Montréal en 2026 : le soccer prend enfin sa place.

Les bienfaits pour la santé

Pour un sport aussi accessible, le pickleball offre un entraînement cardio surprenant. Une heure de jeu brûle entre 400 et 600 calories, améliore la coordination, renforce les muscles des jambes et du tronc, et stimule les réflexes. Des études de la Mayo Clinic ont montré que les joueurs réguliers de pickleball ont un meilleur profil cardiovasculaire que les sédentaires du même âge — sans surprise, mais la facilité d’accès du sport en fait un outil de santé publique puissant.

L’aspect mental est aussi significatif. Le pickleball réduit l’isolement social — surtout chez les aînés —, stimule la cognition (stratégie, anticipation) et produit des endorphines. Dans un contexte post-pandémique où la sédentarité et l’isolement sont des problèmes de santé publique, un sport qui attire les gens dehors et en communauté, c’est exactement ce dont on a besoin.

La guerre des terrains

Mais tout n’est pas rose dans le monde du pickleball. Le bruit des balles en plastique sur les raquettes — un « pop pop pop » constant et aigu — rend les riverains fous. Des plaintes de bruit ont mené à la fermeture ou la relocalisation de courts dans plusieurs municipalités québécoises. Dorval, Blainville et Boucherville ont toutes fait face à des conflits entre joueurs et résidents.

La conversion de courts de tennis en courts de pickleball crée aussi des tensions. Les tenniseurs voient leurs installations réduites pour accommoder un sport qu’ils considèrent « inférieur ». Et dans les parcs publics, les terrains de pickleball occupent de l’espace qui était auparavant dédié à d’autres usages. La gestion de cette croissance est un défi municipal abordé dans Disparitions en randonnée au Québec : ce que tu dois savoir avant de partir.

Où jouer à Montréal

Les options se multiplient. Le parc Jeanne-Mance au pied du Mont-Royal a des terrains extérieurs gratuits en été. Le Centre sportif de Montréal-Nord offre des courts intérieurs. PickleMTL dans Villeray est le premier centre 100 % dédié au pickleball avec 8 courts intérieurs, des ligues et des cours. Et le Complexe sportif Claude-Robillard propose aussi des créneaux de pickleball.

Pour les débutants, la plupart des centres offrent des cours d’initiation à 15-25 $ la session, raquette incluse. L’équipement de base — une raquette et des chaussures d’intérieur — coûte moins de 100 $. Et les ligues récréatives, qui accueillent tous les niveaux, sont la meilleure façon de s’améliorer tout en socialisant.

Le pickleball n’est pas une mode passagère. Les infrastructures se construisent, les fédérations se structurent, et le sport pourrait même devenir olympique dans les prochaines années. Si tu n’as pas encore essayé, c’est le temps — tu comprendras vite pourquoi tout le monde capote. Pour d’autres activités sportives accessibles, Les Canadiens donnent enfin de l’espoir : voici pourquoi cette saison est différente et Les Alouettes de Montréal : champions et fiers en 2026 proposent des alternatives.

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Rédaction