Ça fait des années que les fans des Canadiens de Montréal attendent. La reconstruction, amorcée après le miracle de la finale de 2021, a été longue, douloureuse et ponctuée de saisons misérables. Mais en 2026, il y a des raisons d’être optimiste — pour vrai cette fois. Le noyau de jeunes joueurs commence à livrer, les acquisitions stratégiques portent fruit, et le Centre Bell retrouve son énergie.
La saison 2025-2026 n’est pas encore un succès retentissant — le CH flirte avec la dernière place de séries éliminatoires plutôt que de dominer la division —, mais le contraste avec les saisons précédentes est frappant. L’équipe est compétitive chaque soir, les matchs sont excitants, et les jeunes joueurs développent des habitudes de gagnants. Comme on le suivait dans Le CF Montréal en 2026 : le soccer prend enfin sa place, la patience commence à payer.
Le noyau qui fait rêver
Nick Suzuki est devenu le capitaine que le CH avait besoin. À 26 ans, il est le centre numéro un incontesté, capable de jouer dans toutes les situations et de porter l’équipe sur ses épaules. Sa chimie avec Cole Caufield — le tireur d’élite devenu l’un des meilleurs marqueurs de la LNH — est électrique. Ce duo est le moteur offensif de l’équipe et il a encore des années devant lui.
Mais c’est Juraj Slafkovský qui est la vraie surprise. Le premier choix de 2022, critiqué pour ses débuts difficiles, s’est finalement imposé comme l’ailier de puissance que Montréal espérait. À 22 ans, il combine taille (6’4″), habileté et physique de façon dominante. Et Ivan Demidov, le premier choix de 2024, fait une entrée fracassante dans la LNH avec une créativité qui rappelle les meilleurs joueurs russes. Notre analyse dans Le pickleball envahit le Québec et personne peut l’arrêter détaille l’évolution de ces jeunes.
La défense : le chantier en cours
Si l’attaque est prometteuse, la défense reste le point d’interrogation. Kaiden Guhle s’est établi comme un défenseur top-4 fiable, physique et mobile. Lane Hutson, le prodige de 5’9″ repêché en 2022, a rejoint l’équipe et apporte une dimension offensive que la brigade défensive n’avait pas. Mais la profondeur défensive manque encore, et c’est probablement le domaine où le directeur général Kent Hughes doit investir cet été.
Samuel Montembeault a aussi solidifié le poste de gardien numéro un. Son parcours est inspirant — passé par le ballottage et les ligues mineures avant de s’imposer comme partant à Montréal. Il ne sera peut-être jamais un gardien élite de type Carey Price, mais il est compétent, constant et apprécié de ses coéquipiers. C’est exactement ce qu’il fallait pour cette étape de la reconstruction.
Le Centre Bell retrouve sa magie
Les saisons de reconstruction avaient vidé le Centre Bell de son atmosphère légendaire. Les billets se vendaient encore, mais l’énergie n’y était pas — des milliers de sièges vides dans les sections supérieures, des ambiances de salon mortuaire pendant les défaites. En 2026, le buzz est de retour. Les matchs à guichets fermés sont plus fréquents, la section des étudiants (billets à 30 $) amène une énergie nouvelle, et les chants « Go Habs Go » résonnent avec une conviction qu’on n’avait pas entendue depuis des années. Cette atmosphère rejoint ce qu’on décrivait dans Les Nordiques de Québec : le rêve d’un retour en LNH est-il encore vivant ?.
Le plan pour la saison 2026-2027
L’été 2026 sera crucial. Kent Hughes a de l’espace salarial et des actifs d’échange pour faire des acquisitions significatives. Un défenseur top-4 expérimenté et un attaquant de profondeur avec de l’expérience des séries seraient les priorités logiques. Le CH n’est plus en mode reconstruction — il est en mode construction. La nuance est importante.
Le repêchage 2026 offre aussi des opportunités. Même si le CH ne repêchera pas dans le top 5, les scouts de l’organisation ont prouvé leur capacité à dénicher des talents dans les rondes intermédiaires. Et le système de la Ligue américaine, avec le Rocket de Laval, continue de développer des joueurs qui pourraient contribuer bientôt.
Les séries en 2027 ?
C’est la question à un million de dollars. Si tout se passe bien — progression continue des jeunes, acquisitions intelligentes, bonne santé des joueurs clés — le CH pourrait être un sérieux candidat aux séries éliminatoires en 2026-2027. Ce serait la première participation depuis 2021, et pour une ville qui vit et respire le hockey, ce serait un événement.
Les attentes doivent rester réalistes. Cette équipe ne va pas gagner la Coupe Stanley l’an prochain. Mais elle pourrait se qualifier pour les séries, gagner une ronde, et donner aux fans un printemps excitant. Après cinq ans de patience, ce serait déjà beaucoup. Pour suivre le CH de près, Les Canadiens donnent enfin de l’espoir : voici pourquoi cette saison est différente couvre chaque développement.
Le CH est sur la bonne voie. La reconstruction a été gérée avec discipline, les jeunes arrivent à maturité, et l’avenir est lumineux. Il reste du travail à faire, mais pour la première fois depuis longtemps, il est permis de rêver. Et à Montréal, quand le CH fait rêver, toute la ville embarque. Pour d’autres perspectives sur le sport montréalais, La LPHF à Montréal : le hockey féminin professionnel débarque enfin te gardent dans le coup.
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