Chaque année, des dizaines de piétons meurent sur les routes de Montréal. Des aînés faucheés à une intersection, des cyclistes percuteés par des camions, des enfants blessés devant leur école. La Ville a adopté la stratégie Vision Zéro, qui vise zéro mort sur les routes. Mais entre les objectifs et la réalité, l’écart reste criant.
Le bilan routier montréalais
En 2025, Montréal a enregistré plus de 20 décès de piétons, un chiffre stable mais inacceptable. La majorité des victimes sont des personnes âgées de plus de 65 ans, faucheées à des intersections jugées dangereuses. Les quartiers les plus touchés sont ceux avec les artères les plus larges et les vitesses les plus élevées : Montréal-Nord, Saint-Léonard, Ahuntsic.
La SAAQ compile les statistiques, mais c’est la Ville qui a le pouvoir d’agir sur l’aménagement des rues. Les feux de circulation mal synchronisés, les passages piétons effacés, et les trottoirs en mauvais état contribuent tous au problème. Disparitions en randonnée au Québec : ce que tu dois savoir avant de partir sur la vie urbaine à Montréal.
Vision Zéro : des intentions aux actions
La stratégie Vision Zéro, importée de Suède, repose sur un principe simple : aucun décès n’est acceptable sur les routes. Montréal l’a adoptée en 2016, mais sa mise en oeuvre est critiquée pour sa lenteur. Des mesures comme la réduction de la vitesse à 30 km/h dans les zones résidentielles, l’installation de saillies de trottoir et la création de passages piétons protégés avancent au compte-gouttes.
Des organismes comme Piétons Québec et le Vélo Québec poussent pour des mesures plus ambitieuses : réduction généralisée des vitesses, séparation physique des pistes cyclables, aménagement systématique des intersections dangereuses. Le budget est souvent le frein principal, réaménager une intersection coûte des centaines de milliers de dollars. Cabaret, drag et spectacles queer : Montréal brille sur scène.
Les angles morts des camions : un tueur silencieux
Les accidents impliquant des camions lourds et des usagers vulnérables (piétons et cyclistes) sont parmi les plus mortels. Les angles morts des camions de livraison et de construction sont énormes. Un cycliste ou un piéton qui se trouve à côté d’un camion qui tourne à droite est virtuellement invisible pour le chauffeur. Des dispositifs technologiques comme les caméras de recul, les radars d’angles morts et les barres latérales de protection existent, mais leur installation n’est pas obligatoire au Québec.
Montréal a commencé à exiger ces équipements pour les camions travaillant sur des chantiers municipaux, mais c’est insuffisant. Une réglementation provinciale forcèrait tous les camions circulant en zone urbaine à s’équiper, sauvant potentiellement des vies chaque année. Corruption municipale au Québec : les leçons qu’on n’apprend jamais.
L’hiver : facteur aggravant
La sécurité des piétons à Montréal se dégrade drastiquement en hiver. Les trottoirs glacés, les bancs de neige qui réduisent la visibilité, et les intersections mal dégagées transforment chaque sortie en parcours d’obstacles. Les personnes à mobilité réduite, les parents avec poussette et les aînés sont particulièrement affectés.
Le déneigement des trottoirs n’est pas toujours prioritaire pour les arrondissements, qui concentrent leurs efforts sur les routes. Un programme de chauffage des trottoirs, comme ce qui se fait dans certaines villes scandinaves, serait idéal mais coûteux. En attendant, des mesures simples comme l’épandage systématique d’abrasifs et le déneigement prioritaire autour des résidences pour aînés pourraient réduire les accidents. Les arnaques téléphoniques qui ciblent les aînés québécois.
Les détails de l’affaire
Cette affaire a fait réagir bien au-delà des personnes directement impliquées. Dans le contexte actuel au Québec, securite routiere pietons montreal prend une importance particulière. Au Québec, la confiance envers le système de justice est un sujet délicat. Entre les délais judiciaires, les arrêts Jordan qui font libérer des accusés pour cause de procédures trop longues et les peines jugées trop clémentes par l’opinion publique, le système est sous pression constante.
La réaction des autorités
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Sûreté du Québec (SQ) travaillent activement sur ce type de dossier. Les experts consultés soulignent que securite routiere pietons montreal est un enjeu qui va continuer d’évoluer dans les prochains mois. Les ressources policières sont limitées, et les priorités doivent être constamment réévaluées. La criminalité évolue aussi : cybercrimes, fraudes en ligne et arnaques sophistiquées s’ajoutent aux crimes traditionnels. Les corps policiers doivent s’adapter.
Ce que dit la loi
Pour les victimes et leurs proches, le parcours judiciaire est souvent long et éprouvant. C’est un dossier à suivre de près, surtout quand on sait que securite routiere pietons montreal touche directement des milliers de Québécois. Les centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) offrent un soutien essentiel, mais les ressources restent insuffisantes. La Charte des droits des victimes, adoptée au fédéral, a amélioré certaines choses, mais le chemin vers un système véritablement centré sur les victimes est encore long.
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