Arnaques sur Marketplace : les nouvelles fraudes qui piègent les Québécois

Tu vends ton vieux divan sur Facebook Marketplace et l’acheteur veut te payer par virement Interac avant même de voir…
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Tu vends ton vieux divan sur Facebook Marketplace et l’acheteur veut te payer par virement Interac avant même de voir le meuble ? Red flag. Tu trouves un PS5 à 200 $ et le vendeur insiste pour que tu paies par carte-cadeau ? Arnaque. Les fraudes sur Marketplace explosent au Québec, et les stratagèmes sont de plus en plus sophistiqués.

Selon le Centre antifraude du Canada, les pertes liées aux fraudes sur les plateformes de vente en ligne ont dépassé les 50 millions de dollars au Québec en 2025. Et ce chiffre ne représente que les cas déclarés. Comme on le rapportait dans Violence conjugale au Québec : les tribunaux spécialisés changent la donne, ce phénomène prend une ampleur inquiétante.

L’arnaque au trop-perçu

C’est la classique. Tu mets un article en vente à 500 $. Un acheteur te contacte, très enthousiaste, et t’envoie un chèque de 1 500 $ en disant qu’il s’est trompé. Il te demande de lui rembourser la différence de 1 000 $ par virement Interac. Tu le fais, pensant être honnête. Sauf que le chèque était frauduleux, et quand ta banque le découvre — souvent 5 à 10 jours plus tard — elle retire les 1 500 $ de ton compte. Résultat : tu as perdu 1 000 $ de ta poche.

Cette arnaque s’est adaptée en 2026. Maintenant, au lieu de chèques papier, les fraudeurs utilisent des virements Interac provenant de comptes piratés. Le virement semble légitime, il apparaît dans ton compte, mais quand la banque identifie la fraude, elle récupère l’argent. C’est vicieux parce que même les gens prudents se font avoir.

Les faux vendeurs professionnels

Une autre tendance en hausse : les faux profils Marketplace qui imitent des vendeurs établis. Ils créent des comptes avec des photos pro, des historiques fictifs, et des annonces bien rédigées pour des électroniques ou véhicules à prix compétitifs. Le SPVM rapporte une augmentation de 40 % de ce type de fraude. Ce type de manipulation est abordé dans Les femmes du Québec en 2026 : avancées et combats qui restent.

Le modus operandi : tu paies un acompte ou le montant complet par virement, et le vendeur disparaît. Son compte est supprimé, son numéro ne fonctionne plus, et tu n’as aucun recours. Le piège est que ces arnaqueurs sont patients — ils échangent des messages pendant des jours et te mettent en confiance avant de frapper.

L’arnaque à la location

Avec la crise du logement, les arnaques à la location sur Marketplace ont explosé. Des fraudeurs publient des annonces de logements qui n’existent pas — ou qui existent mais ne leur appartiennent pas. Ils prennent des photos sur Centris ou Kijiji, créent une fausse annonce à un prix attractif, et demandent un dépôt de « réservation » avant même une visite.

En 2025, la Sûreté du Québec a démantelé un réseau qui avait fraudé plus de 200 personnes pour 350 000 $ en faux dépôts dans la grande région de Montréal. Les victimes étaient souvent des immigrants récents ou des étudiants internationaux. Rappelons-le : au Québec, un proprio ne peut pas légalement demander plus d’un mois de loyer en avance. Notre analyse dans Le décrochage scolaire des garçons au Québec : une crise qu’on ignore trop détaille les recours possibles.

Comment te protéger

Règle numéro un : ne paie jamais avant d’avoir vu l’article en personne. Aucune exception. Règle numéro deux : rencontre toujours dans un lieu public. Plusieurs postes de police au Québec offrent des « zones de transaction sécuritaires » dans leur stationnement, avec caméras de surveillance. Utilise-les.

Vérifie le profil du vendeur. Un compte créé récemment, sans amis, sans historique — c’est suspect. Fais une recherche inversée des photos sur Google Images pour vérifier qu’elles n’ont pas été volées. Et si le prix semble trop beau pour être vrai, c’est parce qu’il l’est. Pour d’autres conseils de vigilance, Disparitions inquiétantes au Québec : les familles qui attendent t’aideront.

Les recours quand c’est trop tard

Si tu t’es fait avoir, agis vite. Contacte ta banque immédiatement pour bloquer ou inverser le virement. Porte plainte au Centre antifraude du Canada et à ton service de police local. Signale le profil frauduleux à Facebook. Et documente tout : captures d’écran des conversations, reçus de virement, profil du fraudeur.

L’Office de la protection du consommateur peut aussi t’aider si la transaction implique un commerçant en ligne. Depuis 2025, la Cour des petites créances accepte les preuves numériques comme éléments de preuve, ce qui facilite les recours pour les montants de moins de 15 000 $. Reste vigilant — et pour suivre les dernières fraudes signalées, Violence armée à Montréal : la métropole face à ses démons te tient informé.

Sur le même sujet : Découvre aussi Cybercriminalité : le SPVM face aux crimes du futur et Ces arnaques par texto qui piègent des milliers de Québécois chaque mois.

Rédaction