Itinérance au Québec : une crise humanitaire au cœur de nos villes

Les campements de tentes dans le centre-ville de Montréal, les files d’attente devant les refuges, les personnes endormies dans le…
1 Min Read 0 2

Les campements de tentes dans le centre-ville de Montréal, les files d’attente devant les refuges, les personnes endormies dans le métro — l’itinérance est devenue le visage le plus visible de la détresse sociale au Québec en 2026.

Des chiffres en hausse alarmante

Le dernier dénombrement des personnes en situation d’itinérance au Québec révèle une hausse de 45 % en trois ans. Montréal compte plus de 6 000 personnes sans domicile fixe, mais les experts estiment que le chiffre réel est bien plus élevé si on inclut l’itinérance cachée — les gens qui dorment chez des amis, dans leur voiture ou dans des logements insalubres. Québec, Gatineau et Sherbrooke font aussi face à des augmentations significatives.

Les nouveaux visages de l’itinérance

Le profil des personnes en situation d’itinérance a changé. On voit de plus en plus de familles, de femmes seules, de jeunes adultes et de personnes âgées. La crise du logement a poussé des gens qui avaient un emploi et une vie stable dans la rue. Les travailleurs immigrants qui n’arrivent pas à trouver de logement abordable représentent aussi une part croissante des sans-abri.

Sur le même sujet : Découvre aussi notre article sur Les femmes du Québec en 2026 : avancées et combats qui restent ainsi que Violence armée à Montréal : la métropole face à ses démons.

Les refuges débordés

La Mission Old Brewery, la Maison du Père et Welcome Hall Mission à Montréal fonctionnent à pleine capacité depuis des mois. Les refuges doivent refuser des dizaines de personnes chaque nuit. En hiver, la situation est particulièrement dangereuse — les décès par hypothermie de personnes itinérantes font régulièrement les manchettes. Les haltes-chaleur municipales sont une solution temporaire insuffisante.

Vers des solutions durables

Les experts sont unanimes : la solution passe par le logement d’abord (« Housing First »), un modèle qui consiste à offrir un logement stable avant de traiter les autres problématiques. Les projets pilotes à Montréal et Québec montrent des résultats prometteurs. Le gouvernement a aussi annoncé des investissements en santé mentale et en dépendances, deux facteurs majeurs de l’itinérance.

L’itinérance n’est pas une fatalité. Consulte notre section Société et notre couverture montréalaise pour les actions concrètes et les organismes qui font une différence.

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *