Le pickleball envahit le Québec et personne peut l’arrêter

Si t’as pas encore entendu le bruit caractéristique du pickleball — ce « poc-poc-poc » qui résonne dans les parcs…
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Si t’as pas encore entendu le bruit caractéristique du pickleball — ce « poc-poc-poc » qui résonne dans les parcs et les gymnases — tu dois vivre dans une grotte. Le pickleball est officiellement le sport qui croît le plus rapidement au Québec et au Canada. Et contrairement à d’autres tendances fitness qui meurent après 6 mois (bonjour le CrossFit de 2014), celui-ci semble parti pour durer.

Le phénomène en chiffres

Pickleball Canada rapporte une croissance de plus de 300% du nombre de joueurs dans les cinq dernières années. Au Québec, Pickleball Québec estime qu’il y a maintenant plus de 100 000 joueurs actifs dans la province. Les listes d’attente pour les terrains de pickleball dans les centres sportifs municipaux s’allongent, et les clubs dédiés poussent comme des champignons.

C’est quoi exactement ? Un mélange de tennis, de badminton et de tennis de table. Tu joues sur un terrain plus petit qu’un terrain de tennis, avec une raquette pleine (pas de cordage) et une balle en plastique perforée. Les règles sont simples, le matériel est abordable (une raquette d’entrée de gamme coûte 30-50$), et l’apprentissage est rapide — tu peux t’amuser dès ta première session. Si tu cherches d’autres sports à suivre au Québec, les options ne manquent pas.

Pourquoi ça marche autant

Le génie du pickleball, c’est son accessibilité. Contrairement au tennis, qui demande des années pour développer un niveau récréatif correct, le pickleball est immédiatement gratifiant. Le terrain plus petit signifie moins de course. La balle plus lente permet des échanges plus longs et plus stratégiques. Et l’aspect social est au cœur du jeu — les doubles sont le format dominant, ce qui fait du pickleball autant une activité sociale qu’un sport.

Le profil des joueurs est aussi unique. Historiquement associé aux retraités (c’est d’ailleurs dans les communautés de retraités en Floride que le sport a explosé en premier), le pickleball attire de plus en plus de trentenaires et de quarantenaires qui cherchent une alternative au gym. À Montréal, les soirées pickleball dans les quartiers comme le Mile End et Griffintown attirent un public jeune et branché.

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Où jouer à Montréal

Les terrains de pickleball poussent partout dans la métropole. Le Complexe sportif Claude-Robillard offre des terrains intérieurs toute l’année. Les parcs municipaux de plusieurs arrondissements — Rosemont, Villeray, le Plateau — ont converti des terrains de tennis en terrains de pickleball (ce qui crée des tensions avec les joueurs de tennis, mais c’est un autre débat).

Des centres dédiés au pickleball ont ouvert leurs portes, offrant des terrains en location, des cours pour débutants et des ligues compétitives. C’est un modèle d’affaires qui fonctionne : les terrains se louent 15-25$ de l’heure pour 4 joueurs, ce qui est nettement moins cher que le tennis ou le squash.

Le côté santé

Du point de vue de la santé, le pickleball coche beaucoup de cases. C’est un exercice cardiovasculaire modéré qui brûle environ 300-500 calories par heure, selon l’intensité. Le format en doubles est moins exigeant sur les articulations que le tennis en simple, ce qui le rend accessible aux personnes de tous les âges et niveaux de forme physique. Comme on en parlait dans notre guide d’entraînement, l’important c’est de trouver une activité qu’on maintient dans le temps.

Les physiothérapeutes notent toutefois une augmentation des blessures liées au pickleball — principalement des entorses de cheville, des tendinites du coude (le « pickleball elbow ») et des blessures au genou. L’échauffement est essentiel, surtout pour les joueurs de plus de 40 ans qui se lancent avec l’enthousiasme d’un adolescent.

La guerre des terrains

Le succès du pickleball crée des frictions. Les joueurs de tennis se plaignent que « leurs » terrains sont convertis. Les résidents près des terrains extérieurs se plaignent du bruit — le « poc » de la balle de pickleball est effectivement plus strident que le « poff » d’une balle de tennis. Certaines municipalités ont été forcées de restreindre les heures de jeu ou d’installer des murs antibruit.

La solution à long terme passe par la construction de nouveaux terrains dédiés, pas la conversion de terrains existants. Plusieurs municipalités québécoises incluent maintenant des terrains de pickleball dans leurs plans d’aménagement de nouveaux parcs. Le sport est en train de passer du phénomène de mode à l’infrastructure permanente — signe qu’il est là pour rester.

Le pickleball au Québec, c’est plus qu’un sport. C’est un phénomène social qui rassemble des gens de tous les âges et de tous les milieux autour d’une activité accessible et amusante. Si t’as pas encore essayé, donne-toi une chance. Tu risques de devenir accro avant la fin de ta première partie.

Rédaction